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La Tombe du Soldat inconnu sous la voûte centrale de l'Arc de Triomphe, avec la flamme éternelle brûlant au-dessus de la dalle de marbre et une gerbe déposée par une délégation d'anciens combattants.

La Tombe du Soldat Inconnu et la Cérémonie du Ravivage de la Flamme à 18h30

Ce que vous pouvez contempler sous la voûte : le Ravivage de la Flamme quotidien depuis 1923, la dalle scellée en 1921, et les associations d'anciens combattants qui entretiennent cette flamme chaque soir parisien depuis plus d'un siècle.

Mis à jour en mai 2026 · Équipe conciergerie Arc de Triomphe Tickets

Sous la voûte centrale de l'Arc de Triomphe repose la Tombe du Soldat Inconnu : une dalle de marbre qui abrite depuis le 28 janvier 1921 les restes d'un soldat français non identifié de la Première Guerre mondiale. La flamme éternelle qui veille sur elle fut allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par André Maginot, alors ministre de la Guerre, et n'a cessé d'être ravivée chaque soir à 18h30 depuis cet automne-là, sans la moindre interruption — y compris durant l'Occupation allemande de 1940 à 1944. La cérémonie est brève, publique et pratiquement dépourvue de cordons de sécurité : tout visiteur présent Place Charles de Gaulle en fin d'après-midi peut accéder à la voûte et y assister. Ce guide vous explique le déroulement exact de la cérémonie de 18h30, qui l'officie, la signification des symboles gravés sur la dalle, et en quoi son protocole diffère des relèves de la garde observées dans d'autres monuments européens.

Ce que commémorent la dalle et la flamme

La dalle située sous la voûte centrale marque le lieu de sépulture d'un seul soldat français non identifié, tombé durant la Première Guerre mondiale. Le cercueil est arrivé à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1920, à l'occasion du deuxième anniversaire de l'Armistice, et a été exposé dans une chapelle aménagée au sein du monument avant l'inhumation définitive le 28 janvier 1921. L'inscription sur la dalle se lit ainsi : « Ici repose un soldat français mort pour la Patrie, 1914–1918 ». Le choix d'un soldat anonyme fut délibéré : cette sépulture représente tous les combattants français de la guerre dont les restes n'ont jamais été identifiés, et par extension tous les morts non identifiés de chaque conflit français ultérieur.

La flamme éternelle qui surmonte la dalle fut ajoutée près de trois ans après l'inhumation. Elle fut allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 à 18h00 par André Maginot, alors ministre de la Guerre, à la suite d'une campagne menée par le journaliste Gabriel Boissy plus tôt dans l'année. La flamme de bronze et sa grille furent dessinées par le sculpteur Henri Favier et l'architecte Henri Edouard Nicod. Depuis le premier ravivage le mois suivant, la flamme brûle sans jamais s'éteindre — la cérémonie de ravivage quotidienne alimente le brûleur à gaz plutôt que de rallumer une flamme éteinte. Il s'agit, en durée ininterrompue, de la plus ancienne flamme commémorative de ce type en Europe occidentale.

La cérémonie de 18h30 — déroulement détaillé

Le Ravivage de la Flamme — cérémonie quotidienne — se tient chaque soir à 18h30, toute l'année, et dure une dizaine de minutes. Une petite délégation, généralement composée de quatre à huit personnes issues d'une association d'anciens combattants ou commémorative, entre sur la Place côté Champs-Élysées vers 18h20, escortée par un garde en uniforme. Les participants forment un bref cortège jusqu'à la dalle, déposent une gerbe si la journée a été consacrée à une commémoration particulière, puis un délégué s'avance pour raviver la flamme à l'aide d'une épée de cérémonie qui soulève brièvement la grille du brûleur. Un clairon sonne Aux Morts, la délégation observe une minute de silence, et la Marseillaise retentit. La délégation signe ensuite le Livre d'Or, registre à la feuille d'or des officiants, conservé dans les bureaux du monument.

Les visiteurs peuvent se tenir en bordure de la zone délimitée à l'intérieur de la voûte pendant toute la cérémonie. Aucun billet spécifique, aucune réservation préalable ni aucun supplément ne sont nécessaires — la cérémonie se déroule dans un espace mémoriel public, en dehors de l'accès payant au monument. La photographie sans flash est autorisée ; le flash, les conversations bruyantes et toute approche à l'intérieur du cordon sont interdits. En semaine, l'assistance compte généralement entre 20 et 60 spectateurs ; les week-ends et les dates d'importance nationale (8 mai, 11 novembre, anniversaires de libérations) attirent plusieurs centaines de personnes ainsi que des délégations officielles. Si vous avez gravi la terrasse en début d'après-midi, prévoyez de redescendre pour 18h15 afin de trouver une place debout près du cordon.

Le Comité de la Flamme et la rotation quotidienne

La cérémonie est organisée par une structure fédératrice créée en 1925, initialement baptisée La Flamme sous l'Arc de Triomphe et aujourd'hui largement connue sous le nom de Comité de la Flamme. Le Comité coordonne une rotation d'environ 700 associations françaises d'anciens combattants affiliées, amicales régimentaires, mouvements civils et de jeunesse, ainsi que des délégations étrangères — chacune se voit attribuer des soirées spécifiques durant lesquelles elle fournit la délégation officielle. Le calendrier est établi un an à l'avance et diffusé en interne ; une association donnée peut officier une à deux fois par an, selon sa taille. Depuis 2022, le Comité est présidé par le général de corps d'armée Christophe de Saint-Chamas.

Cette rotation explique pourquoi le caractère visuel de la cérémonie évolue d'un soir à l'autre. Un soir, la délégation peut se composer d'associations d'anciens combattants héritières de la Première Guerre mondiale, vêtues de costumes sombres ; le lendemain, d'une délégation d'ambassade étrangère accompagnée de son attaché militaire ; le surlendemain, d'un groupe scolaire venu d'une commune française en tenue officielle. Le rituel lui-même — la procession, l'épée, le clairon, le silence, l'hymne — demeure fixe et identique chaque soir. Seuls les participants et la gerbe varient. Voilà pourquoi la cérémonie mérite d'être revécue : la chorégraphie est constante, mais la composition humaine se renouvelle toutes les vingt-quatre heures.

En quoi cette cérémonie diffère-t-elle des relèves de la garde sur d'autres monuments

À la Tomb of the Unknown Warrior de Westminster Abbey à Londres ou à la Tomb of the Unknown Soldier d'Arlington aux États-Unis, le rituel quotidien visible est une relève de la garde : les sentinelles effectuent des mouvements de drill d'une précision millimétrée tout en restant muettes, et la cérémonie se déroule dans un silence presque total, rompu seulement par le bruit des pas et le maniement des armes. À l'Arc de Triomphe, il n'y a ni sentinelle permanente ni relève de la garde. La Tombe n'est pas sous surveillance armée continue — c'est la flamme elle-même qui veille, ravivée chaque soir par la visite brève d'une délégation civile ou d'anciens combattants plutôt que par une rotation militaire.

Concrètement, cela se traduit par trois différences pour les visiteurs. Premièrement, la cérémonie de l'Arc est sonore plutôt que visuelle — une sonnerie aux morts, le silence et l'hymne national portent toute la charge émotionnelle, là où une relève de la garde repose sur l'exécution chorégraphiée. Deuxièmement, les participants sont des civils en devoir de mémoire accompagnés d'une escorte militaire, et non des militaires en service : la symbolique est celle du souvenir par la nation, et non de la garde par l'armée. Troisièmement, la proximité du public est exceptionnellement proche. Il n'y a ni vitre, ni enceinte intérieure, et le cordon ne se tient qu'à quelques mètres de la dalle. La voûte concentre le son, de sorte qu'un visiteur discret placé en retrait entend chaque note aussi distinctement qu'une délégation au premier rang.

Étiquette, photographie et dates à privilégier

L'étiquette est informelle mais ferme. Demeurez immobile pendant la sonnerie Aux Morts et la Marseillaise. Retirez vos couvre-chefs. Ne franchissez en aucun cas le cordon, même après la fin de la cérémonie — celui-ci reste en place jusqu'au départ de la délégation de la Place. Parlez à voix basse ou gardez le silence à partir de 18h25 ; le clairon retentit presque au moment où la délégation parvient à la dalle. Les enfants sont les bienvenus et les Parisiens les accompagnent souvent, mais un nourrisson agité sera plus confortablement placé en bordure extérieure de la voûte, d'où vous pourrez reculer sur le trottoir sans déranger le cordon. Les chiens d'assistance sont autorisés ; les autres chiens ne le sont pas.

Trois dates concentrent la portée symbolique de la cérémonie et attirent des foules importantes. Le 8 mai (Victoire 1945) s'ouvre par un dépôt de gerbe présidentiel le matin et un Ravivage du soir particulièrement solennel. Le 11 novembre (Armistice 1918) est le soir le plus fréquenté de l'année — la flamme fut allumée pour la première fois à cette date en 1923, et la matinée accueille la principale commémoration nationale. Le 14 juillet (Fête nationale) voit défiler le défilé militaire sur les Champs-Élysées en matinée ; la cérémonie du soir se déroule normalement mais est précédée d'un nettoyage approfondi de l'avenue. À ces trois dates, l'accès payant au sommet du monument est généralement fermé le matin et rouvre l'après-midi.

Questions fréquentes

À quelle heure a lieu la cérémonie de la flamme éternelle à l'Arc de Triomphe ?

Chaque soir à 18h30, toute l'année, sans exception depuis le 11 novembre 1923. La cérémonie dure environ dix minutes. Arrivez avant 18h15 pour trouver une place debout sous la voûte.

Ai-je besoin d'un billet pour assister à la cérémonie de 18h30 ?

Non. La Tombe du Soldat inconnu repose sous la voûte centrale de l'Arc, dans un espace commémoratif public. Assister au Ravivage de la Flamme est gratuit et ne nécessite aucune réservation — seule la montée vers la terrasse requiert un billet.

Qui rallume la flamme chaque soir ?

Une petite délégation issue de l'une des quelque 700 associations d'anciens combattants, sociétés régimentaires et groupements civiques affiliés. La rotation est coordonnée par le Comité de la Flamme. Une association différente officie presque chaque soir de l'année.

Quand la Tombe du Soldat inconnu a-t-elle été inhumée ?

Le cercueil du soldat français non identifié est arrivé à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1920 et fut exposé à l'intérieur du monument. L'inhumation définitive sous la voûte centrale eut lieu le 28 janvier 1921.

La flamme éternelle s'est-elle déjà éteinte ?

Jamais depuis le début du rallumage quotidien à l'automne 1923. La flamme a brûlé sans interruption durant toute l'occupation allemande de Paris (1940–1944), et le Ravivage fut célébré chaque soir de l'occupation par les associations françaises d'anciens combattants, parfois sous surveillance allemande.

Puis-je prendre des photos pendant la cérémonie ?

Oui, sans flash. La voûte est peu éclairée et un objectif à grande ouverture ou une main sûre est recommandé. La photographie au flash n'est pas autorisée, pas plus que l'éclairage vidéo. Les trépieds à l'intérieur de la Place nécessitent une autorisation distincte du Centre des monuments nationaux.

En quoi cela diffère-t-il d'une relève de la garde ?

Il n'y a pas de sentinelle permanente à l'Arc de Triomphe, ni de relève de la garde. Le rituel est sonore — un clairon sonne Aux Morts, une minute de silence suit, puis résonne la Marseillaise — plutôt que les mouvements silencieux des relèves britanniques ou américaines.

Que dit l'inscription gravée sur la dalle ?

Ici repose un soldat français mort pour la Patrie, 1914–1918 — cette inscription marque la dépouille d'un combattant non identifié de la Première Guerre mondiale, symbole de tous les morts français sans nom.

Quels soirs attirent le plus de monde ?

Le 8 mai (Victoire 1945), le 14 juillet (Fête nationale) et surtout le 11 novembre (Armistice 1918) rassemblent les foules les plus importantes, souvent plusieurs centaines de personnes ainsi que des délégations officielles. Les soirs de semaine hors commémorations nationales comptent généralement entre 20 et 60 spectateurs.

Où se placer pendant la cérémonie ?

Sous la voûte, à l'extérieur du cordon, de part et d'autre de la dalle. Le cordon est disposé à quelques mètres en retrait de la tombe. L'acoustique de la voûte porte parfaitement le son du clairon et de l'hymne depuis n'importe quel endroit ; la meilleure vue se trouve du côté Champs-Élysées de la dalle.